Qui connaît vraiment Frida Khalo - artiste surréaliste mexicaine ? Un destin et une histoire exceptionnelle, une femme exemplaire à tout point de vue...
Salma Hayek, lui redonne vie dans le magnifique film Frida. Si vous ne l'avez pas encore vu, surtout si vous aimez la peinture, louez le dvd. Les couleurs, l'ambiance , même Salma sont très très proches de sa vie réelle, c'est criant de vérité. Partagez avec moi, la passion de cette peintre dont je me sens très proche pour de multiples raisons.
Qui est Frida Khalo ?

L'oeuvre de Frida Khalo, peintre « surréaliste » mexicaine, n’a été réellement découverte qu’à partir des années quatre vingt. Face à l’engouement suscité par ses tableaux, naît, à Hollywood, le projet cinématographique sur sa vie et sa peinture. Comme de coutume, les rumeurs vont alors bon train. Après avoir interprété Evita, Madonna manifeste un vif intérêt pour le rôle de Frida.

Des producteurs pensent aussi à Jennifer Lopez. On se demande d’ailleurs vraiment pourquoi car à part l’origine latino, Jennifer Lopez ne ressemble en rien à Frida Khalo.
De plus, celle-ci a une vraie réputation de « bonne vivante » qui aime boire, danser et chanter ;
et quand on voit les chorégraphies de Miss Lopez, on comprend vite pourquoi elle porte si peu de vêtements.
Heureusement, Salma Hayek, la bimbo latino de Desperado, Une nuit en enfer ou encore Wild wild West, prend les choses en main et devient co-poductrice du projet. Enfin elle convainc le patron de Miramax de la suivre et il lui présente alors Julie Taymor, réalisatrice débutante connue surtout pour ses mises en scène de théâtre, d’opéras et de comédies musicales.
Frida s’annonce à l’image d’un Shakespeare in love, comme une bio d’artiste cordialement pédagogique. Un de ces films qui endosse naturellement l’étiquette de film d’auteur car le budget est inférieur à la moyenne et qu’il y est question d’art et de culture. Frida n’est malheureusement pas moderne comme l’a été la vraie Frida khalo, il n’empêche qu’on est loin de s’ennuyer à la vision du film car il s’agit bien d’une femme d’exception.

A six ans, Frida Khalo souffre d’une polio. Obligation de rester au lit pendant neuf mois ! Sa jambe qui était atrophiée reste malgré tout très mince après la guérison. C’est de là que viennent les moqueries sur ses soit disant jambes de bois. Ensuite, elle est une adolescente vive, intelligente, cultivée. Ses jeunes années ont coïncidé avec celles de la Révolution Mexicaine. C’est dire si son adolescence a été baignée dans une atmosphère d’activisme, de militantisme, de colères et d’espoirs. Tout ceci n’a fait qu’accroître ses traits de caractère énergiques. Malheureusement, à dix-huit ans, elle est victime d’un accident de tram tragique dans lequel une barre d’appui la transperce littéralement du dos à l’utérus. Ses jambes aussi sont gravement blessées, elle se retrouve une seconde fois alitée sans même savoir si elle pourra remarcher un jour. C’est à partir de ce moment-là qu’elle se met à dessiner puis à peindre principalement (à défaut de modèles et de sujets) des autoportraits. Après de multiples opérations, elle retrouve l’usage de ses jambes et court montrer ses toiles à Diego Rivera, célèbre peintre muraliste mexicain. C’est le début d’une longue histoire d’amour anticonformiste. Comme Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, Khalo et Rivera forment un couple ouvert aux infidélités tant que leur complicité intellectuelle ne s’en trouve pas diminuée. A la différence que Rivera tolérait très bien les liaisons homosexuelles de sa femme mais lorsqu’il s’agissait d’amant ça devenait une toute autre histoire! Enfin comme Simone de Beauvoir, au moment où elle vécut avec Sartre, Frida Khalo vivait dans l’ombre de Rivera.
La solitude, l’autoportrait, la part biographique, la souffrance et la mort sont les thèmes récurrents de l’œuvre de Khalo mais il faut bien garder à l’esprit que la conception de la mort au Mexique est complètement différente de celle que nous connaissons ici en Europe. Au Mexique, elle s’accompagne des notions de fête et de joie. Les tableaux de Khalo ne sont pas des pamphlets sombres et désespérés. Elle ne nous déballe pas sa souffrance de manière impudique ou gore pour que nous souffrions un tant soit peu avec elle. Au contraire, ses blessures sont magnifiés par un mélange de grave et de léger (un fœtus qui vole comme un ballon d’air,…), des traits secs et harmonieux, des couleurs qui se déploient.
Frida retrace la biographie de Frida Khalo de son enfance à sa mort. Si l’originalité du film ne se situe pas dans la narration, elle apparaît dans la mise en scène des peinture de Kaho où, par exemple, les personnages picturaux s’animent et deviennent les personnages du film. Ces parenthèses sont indispensables au film, elles l’allègent en s’offrant comme des respirations et permettent au spectateur d’enfin palper l’univers artistique de Frida Khalo. Si l’exercice de la bio est forcément périlleux, il aurait peut-être pu mieux s’équilibrer de ces séquences surréalistes.
Ceci dit, un personnage aussi déterminé que Frida Khalo est une mine d’or pour un film de fiction et même si l’idée de la bio se révèle un peu laborieuse, c’est néanmoins un plaisir de suivre un personnage de cette trempe pendant deux heures.
De plus, si Frida Khalo est désormais connue des amateurs d’art avertis, elle ne l’est pas encore vraiment du grand public. Espérons que Frida y contribuera justement.
http://www.vivamexico.info/Index1/FridaKahlo.html __ Des sites sur le Mexiq__ue : http://www.vivamexico.info/Index1/FridaKahlo.html http://www.mexique-fr.com/frida.php
Par mumu:: mardi 19 avril 2005 à 19:33:: Peinture :: #1333 :: rss
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Le vendredi 22 avril 2005 à 19:58, par Cadmium :: site :: #
Le dimanche 24 avril 2005 à 09:29, par mum :: email :: site :: #
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